Source : © Association Française d'Urologie - ©Uropole Côte Basque - 7 CHEMIN DE LA MAROUETTE - BAYONNE

Vasectomie contraceptive

 

La vasectomie est une méthode définitive

de contraception masculine. C’est une opération chirurgicale qui consiste à ligaturer les deux canaux déférents pour empêcher les spermatozoïdes de se mélanger au liquide spermatique.

Ligature

des canaux déférents

Pourquoi cette intervention ?

Le testicule est l’organe qui fabrique les spermatozoïdes et qui sécrète la testostérone (hormone masculine). Ils sont au nombre de deux situés dans les bourses (scrotum). Chaque testicule mesure 4,5 cm de long, 3 cm d’épaisseur et 2,5 cm de largeur et est entouré de deux membranes l’albuginée et la vaginale. Il est vascularisé par plusieurs artères et se draine dans plusieurs veines. Les canalicules qui transportent les spermatozoïdes se réunissent à la partie supérieure du testicule pour former l’épididyme.

L’épididyme est formé d’un tube pelotonné de 6 mètres de long qui va permettre aux spermatozoïdes de terminer leur développement avant d’arriver dans le canal déférent, puis jusqu’au canal éjaculateur. Au stade final de la spermatogenèse (étapes qui amènent à la fabrication d’un spermatozoïde), ils transitent vers l’épididyme pour être stockés dans l’anse épididymo-déférentielle et les vésicules séminales.

La rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule entraîne la survenue d’une grossesse. En l’absence de spermatozoïde dans le liquide séminal, la fécondation n’est plus possible. Les spermatozoïdes, fabriqués dans les testicules, passent dans 2 canaux dits canaux déférents, logés dans les bourses et se mélangent avec le liquide spermatique avant l’éjaculation.

 

Existe-t-il d’autres possibilités ?

Hormis les autres possibilités de contraception du couple, pour lesquelles vous avez du être informé, il n’y a pas actuellement d’autres méthodes validées de contraception masculine, en dehors de l’utilisation d’un préservatif.

 

Préparation à l’intervention

L’intervention se déroule sous anesthésie locale. Dans certains cas, lorsqu’une anesthésie générale doit être pratiquée, une consultation d’anesthésie pré-opératoire est nécessaire quelques jours avant l’opération.

La vasectomie contraceptive est régie par une loi parue au Journal Officiel du 7 juillet 2001. Votre médecin doit vous donner l’information et les explications les plus larges sur l’intervention, mais aussi sur les méthodes alternatives. Pour ce faire un livret vous sera remis. Le chirurgien peut refuser de réaliser cette vasectomie s’il pense en conscience ne pas vous rendre service ou s’il ne souhaite pas réaliser ce type d’intervention. Il doit alors vous en informer lors de la première consultation et vous orienter vers un confrère.

Un délai de 4 mois est nécessaire entre cette première consultation et celle qui fixera les modalités de l’acte opératoire. Enfin votre médecin doit vous proposer de signer un consentement écrit pour la réalisation de cette intervention.

La vasectomie doit être considérée comme une méthode de contraception définitive. Bien qu’une tentative de réparation soit possible, le taux de grossesse chez les partenaires d’hommes ayant subi cette réparation est assez faible. La stérilisation ne doit donc pas être considérée comme une méthode réversible. Une autoconservation du sperme peut être réalisée préalablement à l’intervention. Il s’agit d’une pratique différente du don du sperme et qui peut être réalisée dans tout laboratoire agréé pour la conservation du sperme. Ce sperme ne pourra être utilisé que par l’homme ayant réalisé cette conservation. Enfin, tous les autres aspects de la contraception doivent avoir été évoqués avant une telle décision afin de prévenir tout regret.

 

Technique opératoire

La vasectomie est réalisée par une petite incision sur chaque bourse pour atteindre le canal déférent. Chaque canal est lié et un morceau de celui-ci en général adressé pour analyse microscopique. La peau est ensuite refermée.

 

Suites habituelles

L’intervention est réalisée de principe en soins externes sans hospitalisation ou dans le cadre d’une hospitalisation en chirurgie ambulatoire.

La douleur au niveau de la zone opérée est habituellement minime et temporaire ; elle est calmée par des antalgiques. Il peut persister pendant plusieurs jours une gêne au niveau de la cicatrice. Il convient de s’abstenir d’activité pénible pendant un ou deux jours et de veiller à la propreté des incisions. La reprise des rapports sexuels protégés est possible dès que la douleur a disparu.

La stérilité ne suit pas immédiatement l’opération, la fécondité persiste tant qu’il existe des spermatozoïdes dans le liquide spermatique. Il faut donc utiliser une méthode supplémentaire de contraception pendant environ 12 semaines jusqu’à ce qu’un spermogramme confirme l’absence de spermatozoïdes vivants dans le liquide spermatique.

Après la vasectomie, les testicules continuent à produire des spermatozoïdes qui sont absorbés par l’organisme comme chez l’homme non vasectomisé. En revanche les glandes séminales et la prostate continuent à produire la même quantité de liquide spermatique ; ainsi au moment de l’éjaculation le même volume de liquide est émis, mais il ne contient plus de spermatozoïdes, c’est la seule différence.

La vasectomie ne modifie pas la production d’hormones mâles. Les hommes n’ont donc pas à redouter de modifications liées à un manque d’hormones mâles, plus particulièrement de troubles de l’érection ou de l’éjaculation.

La vasectomie est efficace dans 99 % des cas. La probabilité d’une grossesse chez la partenaire d’un homme vasectomisé est très faible. La cause la plus courante de grossesse provient de rapports sexuels sans protection dans les 12 semaines après l’opération.

Un spermogramme 3 mois après la vasectomie est donc nécessaire avant l’arrêt de la méthode supplémentaire de contraception.

 

Risques et complications

Dans la majorité des cas, l’intervention qui vous est proposée se déroule sans complication. Cependant, tout acte chirurgical comporte un certain nombre de risques et complications décrits ci-dessous :

Certaines complications sont liées à votre état général et à l’anesthésie ; elles vous seront expliquées lors de la consultation pré-opératoire avec le médecin anesthésiste ou le chirurgien ; elles sont possibles dans toute intervention chirurgicale.

D’autres complications directement en relation avec l’opération de vasectomie sont rares, mais possibles :

  • Hématome ou infection au niveau des cicatrices pouvant dans certains cas nécessiter des soins locaux,voire une réintervention.
  • Retard de cicatrisation ou infection de la cicatrice nécessitant des soins locaux parfois prolongés.
  • Echec à distance de l’intervention par reperméation des canaux déférents nécessitant éventuellement une réintervention.

 

Il est rappelé que toute intervention chirurgicale comporte un certain nombre de risques y compris vitaux, tenant à des variations individuelles qui ne sont pas toujours prévisibles. Certaines de ces complications sont de survenue exceptionnelle et peuvent parfois ne pas être guérissables.

Au cours de cette intervention, le chirurgien peut se trouver en face d’une découverte ou d’un événement imprévu nécessitant des actes complémentaires ou différents de ceux initialement prévus, voire une interruption du protocole prévu.

 

Votre urologue se tient à votre disposition pour tout renseignement.

AVERTISSEMENT

Fumer augmente le risque de complications chirurgicales de toute chirurgie.

Arrêter de fumer 6-8 semaines avant l'intervention élimine ce risque supplémentaire.

Si vous fumez, parlez-en à votre médecin, votre chirurgien et votre anesthésiste ou appelez la ligne Tabac‑Info‑Service au 3989 pour vous aider à réduire les risques et mettre toutes les chances de votre côté.

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